Hébergement d’urgence : les plus démunis victimes de l’imprévoyance

L’hiver revient chaque année et le problème de l’hébergement d’urgence reste toujours le même d’année en année, il n’y a pas d’amélioration.

Et pourtant, les besoins sont connus, le 115 permet de connaître la réalité de la demande, mais il n’y a pas de volonté politique d’héberger les personnes dans des conditions adaptées.

Les centres d’hébergement savent héberger les personnes les plus en difficulté, mais il n’y a pas assez de places… Les Educateurs savent être en relation avec les personnes et les familles en rupture, les personnes à la rue, mais il n’y a pas assez de travailleurs sociaux pour cette mission de service public.

Alors l’hébergement d’urgence « au thermomètre » réapparait chaque année, des salles sont ouvertes… Mais c’est un hébergement collectif sans intimité, sans liberté, sans accompagnement avec l’idée de remettre à la rue les personnes le lendemain matin car on ne souhaite pas qu’elles s’installent. Et pourtant ces personnes ont besoin d’un lieu où elles peuvent s’installer, avoir de l’intimité, de la liberté tout en étant en relation avec des travailleurs sociaux qui les aident à se prendre en charge.

Chaque ville devrait mettre en place une cellule de coordination des aides, une veille sociale pour repérer les demandes, faire des prévisions, mettre en place une méthodologie pour proposer différentes formes d’accueil, d’hébergement d’urgence et d’insertion.

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